Los Angeles (FR)

Jeudi 14 juin, depart pour Los Angeles. Nous avons choisi la voiture plutot que l’avion dans l’objectif de rentrer quelques jours apres par la Pacific Coast Highway (alias Highway 1) longeant l’ocean Pacific. Pour descendre ce jeudi nous optons pour un trajet plus direct via la Interstate 5 – ou I-5 pour les intimes. Depart a 6:30 du matin.

Apres un court trajet a travers les collines nous nous engageons sur la I-5. 260 miles (environ 420 km) presque exclusivement en ligne droite nous separent de notre destination. La route nous mene a travers une infime partie de l’immensite de ce continent. Comme nous nous y attendions le traffic y est constitue a un bon 40% de camions, ces fameux 18-wheelers qui traversent la frontiere Canada-USA a raison d’un toutes les 30 secondes. Nous passons egalement a proximite de ce qui ressemble a d’anciens puits de petrole, et distinguons meme une petite tornade. Celle-ci se dissipera avant que nous n’ayons la chance d’en prendre une photo.

Le trajet ne nous aura pris qu’environ 6 heures, et l’entree dans la ville a elle seule une bonne heure. Nous logeons a proximite de LAX, l’aeroport international de Los Angeles. Ceci s’averera un bon choix car a proximite de la Highway 1 menant a Venice Beach et Santa Monica, ainsi qu’a cote de la Highway 405 en direction de Beverly Hills, Hollywood et des Universal Studios.

Arrivee a l’hotel, et apres une petite heure pour se rafraichir depart pour Venice Beach.

Une multitude d’echopes ou s’offrir un body-piercing ou une peinture corporelle, des tattoos, de la litterature pour la legalisation de la Marijuana, tables de massage, diseuses de bonne aventure, et evidemment aussi costumes de bain et autre souvenirs. Venice Beach est une bande de plage de plusieurs miles, bordee d’un cote du Pacifique et de l’autre cote d’une rue commercante avec entre deux une succession de places et terrains de sport. Une vie incroyable et coloree la journee, et des gangs la nuit qui rendent l’endroit peu recommendable une fois le crepuscule passe. L’un des lieux les plus connus est Muscle Beach, une salle de musculation en plein air ou se serait entraine Arnold Schwarzenneger.

Nous enchainons ensuite sur Santa Monica, a peine plus a l’ouest. Immense plage la aussi, en fait dans le prolongement de celle de Venice. Ce serait la plage ou fut tournee la serie Baywatch (Alerte a Malibu, qui est elle-meme en realite une plage encore plus a l’ouest). The Beverly Hills Cop et The Net furent egalement partiellement tournes ici. Une bande de gazon et de palmiers, en surplomb de la page et connue sous le nom de Palissades, sert de promenade aux touristes et de couche a des dizaines de sans-abris. Contraste typique des grandes villes mais toujours difficile a accepter. La grande jetee de Santa Monica cede comme tant d’autres dans la region a une mode consistant a etre transformee en parc d’attraction. Carousels, grande roue, magasins de souvenirs et restaurants se succedent et derangent, comme si le bord de l’ocean meritait mieux que ce genre de degenrescence de la civilisation. Nous passerons en fait la soiree un peu plus dans la ville meme, sur une rue conne sous le nom de Third Street Promenade. Les magasins y restent ouverts tard et les spectacles de rue font de la ballade un vrai plaisir.

Le lendemain, depart pour les Universal Studios. Nous y arrivons a 10:00 du matin (ce qui est plutot une performance�) et y passerons environ 7heures. La portion ouverte au public est en realite un parc d’attraction surplombant les veritables studios. Ceux-ci sont situes a proximite de Universal City, une veritable ville entierement destinee au cinema avec son maire et ses propres pompiers. Un tour en bus permet toutefois de parcourir le c�ur de ce haut lieu du cinema. (Suivre ce lien pour une idee des films tournes la-bas.)

Pour commencer par les aspects negatifs de la visite, le parc est constamment baigne de musiques de films. Tres amusant la premiere demi-heure mais usant apres une demi journee. L’attraction de Jurassic Park etait egalement fermee a ce moment pour cause de maintenance. A part ca, l’ensemble est manifique et absolument a recommander. Terminator II nous fait entrer dans un spectacle melant acteurs, decors et images en 3 dimensions. BackDraft nous emmene dans un hangar a quelques metres seulement du feu qui se propage et des bidons projetes en l’air. Animal Planet propose un calme bien apprecie avec des numeros metant en evidence les prouesses d’animaux etant aparus dans des films (dont le massif Beethoven). Et The Mummy II offre un parcours a pied dans une (pas trop) inquietante reproduction d’une tombe egyptienne (petite note amusante, il est donne la possibilite aux visiteurs faisant encore la file de piloter certains des accessoires destines a effrayer ceux qui sont deja entres�). Nous aperceverons aussi Jay Leno menant un interview. Ce sera notre seul contact avec une vedette. Nous avions tente d’obtenir des billets pour assister a l’enregistrment d’un show mais la saison commence en realite au mois d’aout. Et le Tonight Show aurait requis de s’inscrire plusieurs semaines a l’avance.

Le jour suivant nous mene en premier lieu a Beverly Hills. Tout y concorde a merveille aux prejuges que l’on pourrait avoir. Magnifiques maisons, boutiques de luxe, … Nous faisons un arret impromptu dans une petite pizzeria ne payant pas de mine. Savourant des tranches finalement excellentes nous parcouront du regard les murs de l’endroit, couverts de photos dedicassees. Ce lieu est en realite tres prise de nombre de vedettes. Nous remarquerons plus tard le signes ‘no cameras’ a l’entree, ainsi que Mickey Rourke sirotant un verre sur la terrasse. (Mulberry St. Pizzeria, 347 N. Canon Dr.). Notre visite des environs nous emmene egalement au Beverly Hills Hotel, pris en photo pour la pochette du mythique album des Eagles ‘Hotel California’ et lieu de villegiature de nombreuses stars.

Suite de la journee a Hollywood Boulevard. Nous y resterons en realite moins d’une heure. Si cette rue avait du prestige a une epoque lointaine elle l’a desormais definitivement perdu. Nous enchainons donc rapidement sur le Griffith Observatory d’ou l’on peut admirer une vue exceptionnelle sur l’etendue de cette agglomeration tentaculaire qu’est Los Angeles – constituee de pres de 80 villes. Nous redescendons ensuite pour aller arpenter Melrose Avenue, rue ou se succedent les cafes et les boutiques de mode dernier-cri.

Le lendemain marque nos au-revoirs a Los Angeles. Nous avons ete conquis par l’immensite de la cite et la multitude de choses a y faire. Le traffic y rend toutefois la vie de tous les jours insupportable, et c’est sans compter sur la violence a laquelle nous n’avons pas ete exposes.

Passage rapide juste derriere Malibu Beach. Nous nous arretons un peu plus loin chez Duke’s. L’endroit est bonde mais il est recommande pour son brunch du dimanche. Il est dimanche et nous sommes gourmands… Nous ne nous attardons pas car d’avantage de route nous attend pour rejoindre notre prochaine etape.

Passage assez ininteressant a Santa Barbara, si ce n’est que nous y faisons face a deux ennuis mecaniques avec la voiture (vitre conducteur bloquee a mi-course et fuite du systeme d’air conditionne). La mission de Santa Barbara a un certain charme mais ne justifie pas la visite. L’etape du lendemain, par contre, vaut largement le detour.

Depart tot le matin pour les quelques centaines de miles nous separant encore de notre destination. Remonter la cote Pacifique est aussi un peu une etape initiatique lorsque l’on vit dans la region. Le temps passe relativement rapidement tant le paysage varie sans cesse. Par le sud ou par le nord, c’est de toute facon le seul moyen d’atteindre le Hearst Castle qui represente la derniere etape de notre viree. 165 pieces reparties dans un batiment principal et trois dependances, une collection d’art assez impressionnante, le tout perche sur une colline surplombant un domaine ou furent en leur temps importes des quatre coins du globe des ours polaires, zebres et autres animaux exotiques. Plus qu’un magna de la presse, William Randolph Hearst, etait en effet aussi un amoureux de la nature.

Retour a Santa Clara – le compteur indique 925 miles.

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